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LE DEPART DE CHOI D'ABIDJAN APRES 3 ANS DEMI

Publié le 31/08/2011 à 12:30 par ivoiredignite Tags : onuci choi gbagbo depart bonne image homme nuit amis moi monde cadres

18 octobre 2007-31 août 2011. Après trois ans et dix mois passés à la tête de la Mission de maintien de paix de l’Onu, le Coréen Young Jin Choi part avec de bons et de mauvais souvenirs de la Côte d’Ivoire. Au micro de Rfi, hier, il s’est réjoui de n’avoir pas échoué dans la gestion du processus de sortie de crise.

Est-ce que vous partez avec le sentiment du devoir accompli ?

Oui ! Ou plutôt de n’avoir pas échoué.

De n’avoir pas échoué ?

Voilà !

Qu’avez-vous appris en Côte d’Ivoire ?


Beaucoup de choses, mais surtout j’avais le bonheur de servir le peuple ivoirien ; avec mes amis qui sont venus de tous les coins du monde, on a traversé des moments difficiles. Mais, on n’a pas perdu la tête.

Quel état des lieux vous faites, aujourd’hui, à l’heure où vous partez ?

Je crois que la fin de la crise couvre vingt ans de crise du passé. Maintenant, je crois que le pays a une grande opportunité avec le président Ouattara, pour regagner sa place (qui était la sienne) à savoir le centre de prospérité pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Quel est le défi qui vous semble le plus difficile, est-ce que c’est la restauration de la paix, la réconciliation ou la démobilisation des anciens combattants ?

C’est la relance économique, puisque quand vous voyez la nomination des chefs de services, le 7 juillet, et les cadres, le 4 août, vous réalisez qu’il y a un excellent équilibre entre l’armée du nord et l’armée du sud. Ce qui s’annonce bien pour la réconciliation nationale.

L’Onu a joué un rôle de certification inédit, au moment des élections présidentielles à l’automne dernier ; est-ce que vous aviez mesuré la portée de cette mission ?

Oui. Je crois que s’il n’y avait pas de certification onusienne, il pourrait y avoir des confusions encore. Entre ce qui a été proclamé par la Commission électorale indépendante et ce qui a été proclamé par le Conseil constitutionnel.
L’ex-président Thabo Mbéki vous accuse d’avoir outrepassé votre mandat en déclarant qui a gagné les élections…

Non. J’ai dit voilà comment le peuple ivoirien a voté le 28 novembre. Et, quand ils ont voté, le président Ouattara avait une marge (avance, ndlr) de 8%. C’est la vérité.
Ce qui revient à dire qu’il est le vainqueur ?

Absolument ! Il est le vainqueur des élections. Je l’ai toujours dit, cela fait partie de mon mandat. Mais qui est le président après cela, ce n’est pas mon mandat. Donc, je ne crois pas qu’il y avait des confusions.

Est-ce que vous avez senti, à un moment donné, que l’Onuci ne pouvait pas remplir sa tâche de protection des civils ?

On peut toujours faire mieux mais nous n’avons pas échoué dans les moments critiques tels que dans les nuits des 11 et 12 janvier. Il y avait des possibilités très grandes de massacres de centaines de populations civiles. Facilement. Nous étions là toute la nuit, y compris moi-même avec les patrouilles, pour empêcher des massacres civils. Donc, s’il y avait eu des massacres civils d’envergure, notre mission aurait échoué.

Vous avez rencontré Laurent Gbagbo deux fois à Korhogo, quelles sont les dernières nouvelles que vous avez de lui ? Que vous a-t-il dit ?

Quand je l’ai vu le lendemain de son arrestation, je l’ai vu comme un homme totalement accablé. Je l’ai revu à Korhogo où il m’a dit : « nous avons travaillé ensemble pendant trois ans et demi. Les trois premières années étaient excellentes, mais les derniers mois n’étaient pas aussi bons. » Il m’a dit de nous souvenir, seulement, des trois bonnes années. Je lui ai dit : « Monsieur le président, c’est une excellente idée ». Je crois qu’il a dit : « nous allons nous joindre à la réconciliation ». Je crois qu’il a regagné son esprit.

Il ne vous en veut pas aujourd’hui ?


Non, pas du tout. Pas du tout. Je suis arrivé à une heure de l’après-midi, il m’a dit : « je vous ai attendu jusqu’à 11 heures, pourquoi vous arrivez si tard ? »

Est-ce que vous estimez que les droits de Laurent Gbagbo sont respectés aujourd’hui ?
Jusqu’à présent, oui. Son médecin privé était là, avec nous. Il (Laurent Gbagbo) a dit : « est-ce que je suis en bonne santé ? » Son médecin n’a pas nié. Je lui ai demandé : « est-ce que (la résidence est) confortable ? ». Il a dit : « pour la télévision, nous n’avons que deux chaînes. Je voulais même avoir plus de deux chaînes. Et, aussi je voulais avoir plus accès à mes avocats ». La semaine suivante, son avocat préféré a effectué une visite. Donc, grosso modo, oui.

Vous avez ressenti quoi, en le rencontrant en détention ?

J’avais une question toujours, pourquoi a-t-il défié la volonté du peuple ? Je n’ai pas obtenu de réponse à cette question. Mais je crois qu’il est épuisé. Il était totalement épuisé ; il était épuisé avant, pendant et après les élections. L’épuisement, il faut faire attention. Il faut être trop fatigué.

Est-ce qu’après ce qui s’est passé, le Fpi a toujours sa place sur la scène politique ivoirienne ?

Je ne crois pas. Le Fpi sans monsieur Gbagbo, le Fpi qui a défié la volonté du peuple, qui l’a appuyé avec les forces militaires contre la population civile… Je ne crois pas. S’il (le Fpi) avait accepté le résultat, c’était une grande différence.

FERMERTURE DES UNIVERSITES: MENACE SUR LES DIPLOMES

Publié le 16/06/2011 à 16:36 par ivoiredignite Tags : université fermertue diplome ménacé travail bonne 2010 background vie

Fermeture des universités publiques, Menace sur les diplômes ivoiriens / Le silence troublant du Gouvernement : Ce qu’il faut pour redécoller

Les universités d’Abobo- Adjamé et de Cocody ont été fermées, le 19 avril 2011, en même temps que les citées universitaires, pour des travaux. Mais depuis lors, le sujet semble tabou. Le silence du Gouvernement est troublant. Et au bout du compte, les diplômes ivoiriens courent le risque de ne pas être reconnus.

Le système Licence Master Doctorat (Lmd) sera exigé dans les universités et grandes écoles de tous les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), à partir de 2012 . « Si une université n’intègre pas ce système dans son enseignement, les diplômes délivrés à ses étudiants ne serviront qu’au village », a soutenu le professeur Lazare Poamé, président de l’Université de Bouaké, lors d’une récente conférence de presse. Pendant que, dans la sous-région, on s’emploie à y parvenir, les universités ivoiriennes, fermées depuis avril, ne sont toujours pas rouvertes. C’est vrai que la rentrée à l’université de Bouaké est fixée au 1er octobre 2011. Mais nul ne sait le sort des universités de Cocody et d’Abobo- Adjamé. Dans tous les cas, il est plus que nécessaire, pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Cissé Ibrahima, nommé le 1er juin dernier, de mettre les bouchées doubles dans la recherche de solutions, pour la reprise des cours. Il faudra alors que l’Etat consentisse d’énormes sacrifices, dans l’immédiat, pour sauver les diplômes ivoiriens.

 

En effet, la quasi-totalité des universités et grandes écoles publiques a été saccagée et pillée pendant la dernière crise aiguë post- électorale, sans compter les pertes subies par l’université d’Abobo-Adjamé qui n’a plus de locaux dont celui de l’administration, après avoir reçu des obus, en février. Jusqu’à mercredi dernier, à part les baraques abritant de petits métiers et autres maquis (terme désignant un bistrot), qui foisonnaient autour des cités universitaires et qui ont été déguerpis, au lendemain de la prise de ladite mesure, le démarrage des travaux n’était pas effectif. Or, il faut quelques logements, au moins, pour le millier d’étudiants handicapés avant la reprise des cours.

 

Au sujet des enseignements, justement, des Unités de formation et de recherche (Ufr) n’ont pas encore terminé l’année 2009-2010. Une année blanche, selon le professeur Traoré Flavien, porte-parole de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (Cnec), est nécessaire pour repartir d’un bon pied. Trêve L’Etat devra demander une trêve, au niveau des grèves, aux enseignants et au personnel administratif et technique en signant un moratoire, avec à la clé, la ferme promesse de respecter les termes du document. Cela, parce que sur plusieurs mois, depuis 2007, les revendications pour un meilleur traitement salarial, et le non respect des engagements pris par les autorités ont fortement contribué au retard dans la progression des enseignements. Autre chose, l’Etat doit apporter des solutions au problème d’infrastructures. Sur cette question, le professeur Valy Sidibé, directeur de l’Enseignement supérieur public en 2009, avait, lors d’une conférence de presse, en mai de la même année, dressé un tableau peu reluisant: « L’enseignement supérieur public de Côte d’Ivoire, c’est 156. 772 étudiants pour une capacité d’accueil global de 27. 450 places. Il faut donc des infrastructures ».

 

Concernant le corps enseignant et les chercheurs, il en avait relevé 538 dans les grandes écoles publiques et 1.513 dans les universités publiques, pour un total de 3 universités, 2 Ures (Unités de recherches de l’enseignement supérieur), 3 grandes écoles et 3 grands écoles inter-Etats.

En Criminologie, par exemple, avant la crise post- électorale du 28 novembre 2010, il y avait un ratio de 1 enseignant pour 500 étudiants. Dans la plupart des Ufr, il y a 1 enseignant pour 75 étudiants contre 1 enseignant pour 25 étudiants, selon la norme Unesco. Le taux de croissance annuel de l’effectif des étudiants est de 5,93 % (on est passé de 87. 873 étudiants en 1996 -1997 à 156. 772 étudiants en 2006-2007), sans que la capacité d’accueil ne s’y adapte. En 2009, un « plan Mashall » avait été souhaité pour l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique. Cela, pour la construction de bâtiments et amphithéâtres, de laboratoires, de bibliothèques (équipement), pour l’application du programme de décentralisation des universités, le recrutement d’enseignants et un budget de 20 milliards de francs Cfa pour l’applicabilité du système Lmd, qui s’impose à tout l’espace Uemoa depuis novembre 2009.

Ce montant est à revoir à la hausse, maintenant, avec tout le matériel didactique qui a été détruit ou emporté. Ladite année, la construction de 20 bureaux d’enseignants par université et Ures (Daloa et Korhogo) étaient vivement souhaitée. 6 amphithéâtres avaient été demandés pour Cocody et 3 pour les autres. Le besoin de 10 salles de Tp et de Td, 5 laboratoires, 3 blocs sanitaires et autant de bibliothèques, et un foyer pour les universités et Ures avait été signifié aux autorités. 15 milliards de francs Cfa Un minima de 15 milliards de francs Cfa avait été arrêté pour entreprendre tous ces travaux, y compris des salles de Tp et Td pour l’Ens (20) et l’Inphb (20), 15 laboratoires de langues, 10 amphithéâtres de 500 places, 4 bibliothèques, 6 salles informatiques et 2 foyers pour ces grandes écoles.

Mais rien n’y fit. Et puisqu’aujourd’hui, plus qu’hier, les besoins sont énormes, on comprend que les montants évoqués seront revus à la hausse. Un document élaboré en avril 2010 intitulé « crise dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique : les solutions de la Cnec », pose un profond diagnostic des malaises dans les universités et grandes écoles, avant de proposer des solutions qui pourraient aider l’Etat à prendre une bonne option sur leur résolution. On en retient, entre autres, que les salaires des enseignants et des chercheurs doivent être virés au même moment que les fonctionnaires du budget général parce que jusqu’au 15 du mois, ils sont nombreux à ne pas être payés. « Le relèvement des frais d’inscription est possible.

il ne peut être envisagé que si l’administration universitaire démontre aux étudiants que ces frais sont utilisés de manière transparente pour améliorer effectivement leurs conditions de travail », lit-on.

A ce sujet, les étudiants, à travers leurs associations, l’année passée, étaient d’accord pour le principe, mais entendaient avoir des discussions avec les autorités. Les enseignants et chercheurs veulent bénéficier d’une assurance maladie, d’un hôpital et d’une opération immobilière, l’augmentation des primes de recherches, etc. A tout cela, il faut ajouter la réhabilitation des cités universitaires, dans l’immédiat et la construction de nouvelles résidences, à moyen terme, comme l’ont voulu les étudiants, lors d’un séminaire qui s’est tenu en 2007, sur l’amélioration des conditions de vie des étudiants dans les résidences universitaires.

Par ailleurs, ils avaient souhaité que l’attribution des chambres se fasse dans la transparence. L’Etat, comme on le voit, a du pain sur la planche, s’il tient à ce que les étudiants qui sortent des universités ivoiriennes aient de la cote.

Dogbo Blé Bruno s'est échappé

Publié le 19/05/2011 à 12:45 par ivoiredignite Tags : dogbo ble bruno gbagbo enfui
Dogbo Blé Bruno s'est échappé

 

 

LE GENERAL DOGBO BLE BRUNO, EX-COMMANDANT DE LA GARDE REPUBLICAINE DU PRESIDENT GBAGBO, CAPTURE PAR LES FRCI, AURAIT REUSSI A S’ENFUIR IL Y A QUELQUES JOURS

Parole forte

Publié le 24/04/2011 à 12:51 par ivoiredignite Tags : affi nguessan parole forte abidjan cotedivoire violence pensée unique opposition

Parole Forte

Dans ce contexte de violence, l`Etat de droit et les libertés sont étouffés. L`arbitraire règne en maître. L`opposition est réduite au silence. C`est le règne de la pensée unique et une ambiance de dictature s`instale.

L’ON VEUT FABRIQUER UN PRESIDENT POUR LA CÔTE D'IVOIRE

Publié le 04/01/2011 à 14:45 par ivoiredignite Tags : france travail femmes éléments annonce dieu
L’ON VEUT FABRIQUER UN PRESIDENT POUR LA CÔTE D'IVOIRE

L'on veut imposer un Président pour la CI

La Côte d’Ivoire est dans une impasse politique suite à l’élection présidentielle qui était supposée réunifier le pays. Qu’est- ce qui n’a pas marché ?

Après l’échec du coup d’Etat de 2002qui s’est mué en rébellion avec l’occupation par les forces rebelles du Nord du pays, il a été organisé la table rounde de Marcoussis en France qui a réuni 10 partis et groupements politiques. Les participants se sont mis d’accord pour mettre en place un gouvernement d’union nationale et procéder au désarmement des rebelles et des milices. Cela devait se faire sous la supervision des Forces françaises et ouest- africaines en vue de créer les conditions idoines et nécessaires à l’organisation d’élection présidentielle libre, transparente et démocratique. Une nouvelle Commission électorale, composée des représentants des différents partis et groupements politiques fut mise en place. La Commission électorale indépendante est composée de 46 membres dont 42, c'est-à-dire 9% sont pro-Gbagbo, qui est le président candidat à sa propre succession et 419 membres qui sont pro- Alassane Ouattara et opposition. Le Président de la Commission, M. Youssouf Bakayoko, est un pro-Ouattara. Pour équilibrer les choses et crédibiliser le travail de la Cei, le mode opératoire qui a été retenu pour la proclamation des résultats est le consensus et le comptage des bulletins manuellement et électroniquement. La Constitution ivoirien ne dit que la Commission électorale indépendante a 72 heures pour proclamer les résultats provisoires consolidés de manière consensuelle.

Le Conseil constitutionnel est la seule et la plus haute juridiction du pays chargée de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle après avoir examiné toutes les requêtes formulées et les cas d’irrégularités observées. Il est important d’indiquer que le Gouvernement a désarmé les milices dans la zone Sud sous son contrôle. Les Forces rebelles occupant le Nord du pays n’ont pas désarmé. La situation de blocage que vit la Côte d’Ivoire est née des fraudes massives que le comptage électronique a fait apparaïtre et qui concernent les régions du pays encore sous le contrôle de la rébellion. Les rapports, Pv et autres documents électoraux relatifs aux votes dans ces zones ont montré que dans la majorité des cas, le nombre de suffrages exprimés était supérieur au nombre d’électeurs inscrits.

En outre, il ressort des rapports des observateurs des élections africaines, invités et accrédités par la Commission électorale indépendante, que les électeurs pro-Gbagbo ont fait l’objet d’intimidation, ont été physiquement agressés (y compris des cas de viol et de meurtre,) des bureaux de vote ont été vidés des représentants du candidat Gbagbo pour permettre le bourrage des urnes et leur transport par des éléments des Forces rebelles. Ce qui est tout à fait contraire aux lois électorales et à la démocratie. Le décompte des résultats dans la vallée du Bandama, sous contrôle de la rébellion, n’a donc pas permis à la Cei d’arriver à un consensus.

Selon des documents soumis à la commission à la fin du vote, le candidat de l’opposition a eu les résultats suivants : Katiola (38.416) voix; Bouaké (42.070) ; Béoumi (19.058); Dabakala (34.398); Sakassou (15.656), ce qui devrait donner un total de 149.598 voix.

Cependant, Sangaré Moussa, président de la Cei de la Vallée du Bandama, a rapporté sur le Pv un total de 244.571 voix. Soit un rajout de 94.873 voix en faveur du candidat de l’opposition Alassane Ouattara. A la fin du scrutin électoral, tous les observateurs et les responsables des deux candidats ont affirmé que le taux de participation était de 70%. Quelques heures plus tard, le président de la Commission électoral indépendante annonce un taux de participation de 81% soit une différence de 11 points. Ensuite, sur un total 20.073 bulletins de vote soumis à la vérification électronique, 2000 ont été rejetés pour chiffre du nombre d’électeurs non compatible avec le nombre d’inscrits. Tous les cas de fraudes observés s’élèvent à plus 600.000 voix.

Sur 19 régions et départements électoraux, la Commission centrale de la Cei avait consolidé 15. Mais la commission avait des difficultés pour arriver à un consensus en ce qui concerne les régions et départements restants, zones sous le contrôle de la rébellion et où de graves irrégularités ont été observées. En plus de ces irrégularités, le porte-parole de la Cei, agissant sans le consensus prescrit par le mode opératoire et sans attendre l’arbitrage du Conseil constitutionnel, a pris sur lui d’invalider les résultats de toute la France du premier tour ainsi que du second tour alors que des échauffourées avaient éclatés entre des Ivoiriens seulement dans trois bureaux de vote de Paris.
Ces votes ainsi que les irrégularités graves (intimidations, atteintes à l’intégrité physique, femmes publiquement dénudées et violées, meurtres, dénoncées et consignées) dans les rapports des observateurs, devraient être soumises à l’examen du Conseil constitutionnel pour délibérations.

A cause donc de toutes ces irrégularités et surtout à cause de l’incapacité de la Commission électorale indépendante à proclamer les résultats provisoires dans le temps et conditions prescrits par la loi, Il revenait, selon la Constitution de la Côte d’Ivoire, au Conseil constitutionnel le droit de se saisir du dossier, de délibérer et de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Mais pendant que le Conseil constitutionnel était au travail, le Président de la Commission électorale indépendante a été précipitamment convoyé à l’Hôtel du Golf, Quartier général du candidat de l’opposition, pour y proclamer en toute illégalité des résultats et déclarer devant les caméras d’une télévision française et étrangères et du représentant des Nations unies Ouattara vainqueur du scrutin présidentiel.

Par la suite, le Conseil constitutionnel a déclaré que la Commission électorale indépendante était forclose et qu’elle n’avait plus, selon les procédures en vigueur et les prescriptions de la Constitution ivoirienne le pouvoir de déclarer Ouattara vainqueur.

Il est tout aussi important de souligner que les «résultats provisoires» certifiés par le Représentant des Nations unies et communiqués par lui sont illégaux et de nul effet. Etant entendu que le Représentant des Nations unies ne certifie que les résultats définitifs proclamés par le Conseil constitutionnel et l’ensemble du processus électoral. Il a donc outrepassé ses prérogatives.

Le Conseil constitutionnel a donc analysé toutes les irrégularités, examiné l’ensemble des requêtes, des rapports, des Procès verbaux et de tous les documents électoraux et déclaré en toute responsabilité Gbagbo Laurent vainqueur du scrutin. C’était le début du cauchemar post- électoral ivoirien.

QUE DIEU GARDE LA CÔTE D'IVOIRE....

Roland Dumas : "S’il y a des fraudes,..."

Publié le 04/01/2011 à 14:21 par ivoiredignite Tags : france travail afrique
Roland Dumas : "S’il y a des fraudes,..."

L'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand et ancien président du Conseil constitutionnel était l'invité de Yannick Urrien le vendredi 31 décembre à 8h10. Roland Dumas était à Abidjan où il a rencontré, avec Jacques Vergès, le Président Laurent Gbagbo.

Nos studios sont à La Baule, c'est tout un symbole pour parler de l'Afrique…
Bien sûr ! C'est là où il y a eu de grands échanges. Je m'en souviens. J'étais à la conférence de La Baule avec le président Mitterrand. Nous avons eu des échanges avec tous les chefs d'Etats africains. Il faut dire qu'il y avait un autre climat qu'aujourd'hui !

Que pensez-vous de ces événements ?
J'en pense à la fois du mal et du bien. Du mal, parce que c'est une situation compliquée, et du bien parce que cela révèle des événements que l'on croyait définitivement bannis, depuis que la France est en Afrique. Maintenant, on s'aperçoit que l'on revient à des méthodes coloniales de l'ancien temps.

Vous avez été président du Conseil constitutionnel en France. Que pensez-vous des critiques émises sur le Conseil constitutionnel ivoirien, critiques qui semblent finalement dire que ce n'est pas très sérieux si c'est en Afrique…
C'est une bêtise de dire cela ! Le Conseil constitutionnel, un peu partout, est une institution utile. Alors, elle a plus ou moins de pouvoir, elle est plus ou moins respectée selon le pays où l'on se trouve. J'ai présidé le Conseil constitutionnel en France pendant plusieurs années. J'ai eu des déboires, j'ai eu des difficultés comme président, on a pris des décisions qui ont été critiquées. Mais dont on a reconnu l'utilité par la suite. Alors c'est la même chose ici. Il faut respecter le principe et les décisions du Conseil constitutionnel parce que c'est une Institution qui est utile au fonctionnement de la démocratie dans tous les pays où elle existe. Il y a des choses à améliorer, il y a des choses à amender, mais nous partons du travail qui a été fait par le Conseil constitutionnel, qui, je le répète, est inscrit dans la Constitution et qui dit le dernier mot, en matière d'élections, notamment en matière d'élection présidentielle. Il ne faut pas tourner autour du pot pour lui faire dire le contraire. Et nous allons dire justement, que tout cela est clair, et, s'il y a des fraudes, elles ne sont pas du côté de M. Gbagbo, elles sont de l'autre côté. Nous allons ê
tre très fermes avec Jacques Vergès.